vendredi 31 août 2012

Nouvelle publication en ligne

La thèse d'Antoine Derobertmasure intitulée "La formation initiale des enseignants et le développement de la réflexivité ? Objectivation du concept et analyse des productions orales et écrites des futurs enseignants" (défendue le 21 mai 2012) est à présent intégralement en ligne (format PDF) à l'adresse: http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00726944/fr/

Résumé: En Communauté française de Belgique, la formation initiale des futurs agrégés de l'enseignement secondaire supérieur est régie par un décret datant du 08 février 2001. Cette formation est structurée selon quatre axes et vise le développement de treize compétences. Réparti sur un total de cent heures, l'axe des savoir-faire se focalise sur trois des treize compétences : des compétences relationnelles liées aux exigences de la profession ; la planification, gestion et évaluation de situations d'apprentissage et le développement des compétences réflexives. Pour ce faire, l'Institut d'Administration scolaire de l'Université de Mons a mis en place, dans la cadre de cette agrégation, un dispositif de formation dans un "contexte de laboratoire" (De Cock, 2007, p. 19) par micro-enseignement (Hatton & Smith, 1995 ; Paquay & Wagner, 2001 ; Wagner, 1998), rétroaction vidéo (Tochon, 1993) et remise d'un écrit de type réflexif (Scheepers, 2005 ; Jorro, 2005). Dans le cadre de sa thèse, Antoine Derobertmasure étudie la phase postactive de l'enseignement, c'est-à-dire, ce que les enseignants en formation initiale, grâce au visionnement de leur prestation ou lors de la rédaction de leur rapport réflexif, expriment au sujet de leur pratique. Cette analyse concerne deux aspects : l'un s'intéresse aux processus réflexifs mobilisés (Van Manen, 1977 ; Hatton  Smith, 1995 ; Sparks-Langer, Simmons, Pasch, Colton, Starko, 1990 ; Jorro, 2005) ; l'autre porte sur les objets de la situation d'enseignement-apprentissage au sujet desquels les étudiants s'expriment (aspects didactiques, aspects actionnels, aspect relationnels, aspect pédagogiques, aspects cognitifs...). La réalisation de ce travail amène également à poser un regard particulier sur le travail de supervision entrepris par le formateur à l'université ainsi qu'à proposer des pistes de formation pour les maîtres de stage.

mardi 7 août 2012

Création du compte TWITTER de l'INAS

L'Institut d'Administrations scolaire (INAS) de l'Université de Mons (UMONS) dispose à présent d'un compte TWITTER qui permet de suivre toute l'actualité des membres du service...

Compte TWITTER: https://twitter.com/INAS_UMONS

lundi 6 août 2012

Nouvelle publication: évaluer les politiques d'éducation prioritaire en Europe...

Demeuse, M., Friant, N. (2012). Evaluer les politiques d'éducation prioritaire en Europe: un défi méthodologique. Revue suisse des sciences de l'éducation / Schweizerische Zeitschrift für Bildungswissenschaften / Rivista svizzera di scienze dell'educazione, 34 (1), 39-55.

Résumé

L’évaluation des politiques éducatives n’est pas une entreprise aisée, à la fois parce qu’elle se heurte à des difficultés méthodologiques importantes, mais aussi parce qu’elle menace ou semble menacer certains projets construits essentiellement sur une base idéologique, alors même que leurs promoteurs s’en défendent le plus souvent. Il est pourtant essentiel de pouvoir évaluer ces démarches politiques, d’autant plus qu’elles concernent des publics défavorisés. Cet article, alimenté par une recherche menée au niveau européen dans huit pays (EuroPEP), met en évidence cette nécessité et illustre à la fois les problèmes rencontrés et les pistes qui peuvent être mises en œuvre. Il indique la nécessité d’une réflexion méthodologique globale et interroge, notamment, la manière dont sont définies « les bonnes pratiques », souvent invoquées dans le domaine des politiques éducatives.



Mots clés : politiques éducatives – évaluation – éducation prioritaire – comparaisons internationales – systèmes éducatifs européens

Demandes de tirés à part: inas.secretariat@umons.ac.be

Voir aussi l'ouvrage: Demeuse, M., Frandji, D., Greger, D., Rochex, J.-Y. (dir.) (2011). Les politiques d’éducation prioritaire en Europe. Vol 2 : questions sur le devenir et les possibles en matière d’égalité scolaire, Lyon : Editions de l’ENS de Lyon.

mardi 31 juillet 2012

Nouvelle publication: Comparer les systèmes éducatifs européens - Une entreprise complexe mais indispensable

Vient de paraître:
Demeuse, M. (2012). Comparer les systèmes éducatifs européens. Une entreprise complexe mais indispensable. Diversité (Ville Ecole Intégration), 169 (juillet 2012), 39-44.

Argument:

L’école est, en même temps, considérée comme une source potentielle d’amélioration de la situation des plus démunis et comme un outil de reproduction des inégalités comme l'ont montré Bourdieu et Passeron dès les années 70. Elle bénéficie donc à la fois d’un a priori favorable, lorsqu’elle est pensée comme un des leviers du changement vers une société plus juste, et est analysée avec suspicion par la sociologie critique qui la perçoit comme une instance importante de fixation des rapports de classe et de domination. L’approche comparative permet de proposer une vision nuancée et qui dépasse la simple description d’une situation perçue comme spécifique et immuable.

mercredi 20 juin 2012

17e conférence européenne sur la lecture: mise en ligne de la vidéo de présentation

La vidéo "souvenir" de la 17e conférence européenne sur la lecture, organisée en juillet-août 2011 dans les locaux de l'UMONS par l'ABLF et l'Institut d'Administration scolaire est à présent en ligne sur YOUTUBE à l'adresse: http://www.youtube.com/watch?v=iznZ-hoVqu8&feature=youtu.be

lundi 30 avril 2012

Nouvelle publication


Casanova, D., Artus, F., Demeuse, M., Maréchal, M. (2012). Comment évaluer les compétences en français académique d’étudiants non francophones souhaitant poursuivre leures études en France ? Actes des 47e et 48e rencontres de l’ASDIFLE (Paris, France), 37-46.

Résumé
La part des étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur français est en constante augmentation depuis 1998. La plupart de ces étudiants suivant, en France, leurs enseignements en français, la maîtrise de la langue française est un facteur qui contribue inévitablement à leur réussite universitaire. C’est la raison pour laquelle un niveau minimal de compétence en langue française est en général exigé lors de l’accueil d’étudiants non francophones à l’université.

Cependant, la plupart des tests standardisés permettant d’évaluer le niveau de compétence en langue française des étudiants s’appuient sur des situations de communication de la vie quotidienne et sociale. Si de tels tests permettent d’estimer dans quelle mesure les compétences langagières d’un candidat sont favorables à son insertion sociale, on peut s’interroger sur leur capacité à rendre compte des compétences langagières spécifiques qui doivent être mobilisées dans l’exercice du métier d’étudiant. En effet, « le milieu académique (de l’université ou de l’enseignement supérieur) génère des discours très spécifiques, très typés,  et  en  même  temps  très  divers  (du  syllabus  aux  énoncés  d’examens  en  passant  par  l’ouvrage scientifique) » (GLORIEUX et al. 2006 : 101) et les situations d’enseignement et d’examen nécessitent, de la part des étudiants, la mobilisation de compétences langagières, stratégiques et méthodologiques spécifiques.

Cette complexité langagière concerne tout autant les étudiants francophones. Une expérimentation menée à Liège auprès d’étudiants francophones, dans le cadre de la sélection des étudiants en médecine, a permis de montrer que les résultats à trois épreuves mobilisant des compétences en langue française étaient corrélés aux résultats aux partiels de janvier des étudiants, et de constater que « plus les  sous-tests  sont  dégagés  du  caractère  scolaire  au  sens  strict,  plus  ils  intègrent  des  compétences dépassant les sous-systèmes de la langue, plus ils sont proches de la réussite académique. »  (GLORIEUX et al. 2006 : 105). Ces constats montrent que l’emploi régulier et efficace d’une langue dans les situations courantes de la vie quotidienne et sociale (il s’agit ici, en l’occurrence, de la langue maternelle des étudiants) n’est pas une garantie de la capacité de l’étudiant à traiter correctement les discours universitaires, qui mobilisent différemment les compétences stratégiques des étudiants.

Il semble donc opportun, lors de l’évaluation en langue française d’étudiants non francophones désireux de poursuivre leurs études en France, de les placer dans des situations qui nécessitent la mobilisation de compétences langagières et stratégiques semblables à celles qui peuvent être exigées à l’université pour s’assurer que leur capacité à communiquer en langue française ne sera pas un obstacle majeur à la poursuite de leurs études. C’est à cette fin que la Chambre de commerce et d’industrie de Paris a élaboré, en collaboration avec l’Institut des langues vivantes de l’Université de Liège et avec l’Université de Mons, une épreuve écrite académique, qui consiste en un résumé d’un texte scientifique (DEMEUSE et al. 2010).



Nouvelle publication


 Derobertmasure, A., Dehon, A., Demeuse, M. (2011). L’approche par problème : un outil pour former à la supervision des stages. Formation et pratiques d’enseignement en question, 13, 203-224.


Résumé
L’enseignement supérieur en Communauté française, dans une visée de pro- fessionnalisation, confie une part significative de la formation des étudiants aux acteurs du terrain, appelés « maîtres de stage ». Ces professionnels sont amenés à endosser plusieurs rôles visant à permettre au stagiaire de déve- lopper des compétences professionnelles dans le cadre d’un stage. Cette fonction ne repose cependant sur aucune formation initiale ou continue parti- culière. Sur la base de ce constat et la reconnaissance de l’utilité d’une forma- tion des maîtres de stage, l’Institut d’Administration Scolaire de l’Université de Mons, en collaboration avec la Haute Ecole Condorcet, a élaboré un modu- le de formation des maîtres de stage basé sur l’apprentissage par problème. Ce dispositif (référentiel, situations problèmes, implications pédagogiques) est décrit et questionné dans cet article.