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samedi 16 janvier 2021

Nouvelle publication: Évaluer le français professionnel, une affaire de professionnels et une entreprise collective (M. Demeuse)

La revue "Points communs. Recherche en didactique des langues sur objectif(s) spécifique(s)" vient de publier son numéro 48 consacré à l'évaluation en français professionnel, sous la direction de Marie Beillet, Karl-Heinz Eggensperger et Thi Thu Hoai Tran. C'est dans ce cadre que l'article suivant s'inscrit.

DEMEUSE, M., 2020, « Évaluer le français professionnel, une affaire de professionnels etune entreprise collective », Points Communs, no48, p. 9-25.

Points Communs 

Abstract:

Le travail au sein de l’équipe du français des affaires de la Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Ile-de-France présente de multiples facettes. Il répond aux standards de qualité qui s’imposent à présent en matière de tests à forts enjeux. Cela nécessite la mobilisation d’une équipe pluridisciplinaire, au-delà de la production de nouvelles versions d’un même instrument. 

La palette de l’offre, notamment dans le domaine du français des affaires, continue à se développer, abordant de nouveaux domaines, mais celle-ci doit aussi faire face à de nombreux défis: généralisation de l’utilisation du numérique pour la gestion des épreuves, modification du format des interfaces destinées aux candidats, adaptation à l’évolution des exigences des prescripteurs et des référentiels, sécurisation accrue et recours à la technologie pour mieux assurer la qualité des corrections des productions complexes, tant orales qu’écrites... 

Tous ces développements ont pu se réaliser avec une équipe à la taille relativement réduite, si on la compare aux équipes qui assurent par exemple le développement des tests en langue anglaise. Par ailleurs, le monde francophone de l’évaluation a longtemps été réfractaire aux développements liés à la mesure et à l’évaluation, en particulier dans le domaine de l’évaluation linguistique. Il a donc fallu aussi développer en interne des compétences spécifiques qu’il était très difficile de trouver sur le marché francophone. 

Cet article tente d’offrir une réflexion nourrie par une vingtaine d’années de collaboration. Ce regard dans le rétroviseur, permet de mesurer le chemin accompli tout en entrevoyant les développements à venir. Ceux-ci impliqueront de plus en plus le traitement automatisé et l’intelligence artificielle. C’est assurément le tournant à ne pas manquer pour maintenir les produits de notre équipe au niveau d’exigence qu’ils ont pu atteindre jusqu’ici.

Le numéro de la revue est disponible gratuitement en ligne et l'article peut aussi être téléchargé ici.

mercredi 2 mai 2018

Mise en ligne des actes du 30e Colloque de l'ADMEE-Europe

Les actes du 30e colloque de l'ADMEE-Europe sont à présent en ligne...

L’évaluation en éducation et en formation
face aux transformations des sociétés contemporaines

Campus Belval de l’Université du Luxembourg
10-11-12 janvier 2018

MSA

Pour télécharger les 595 pages (format PDF) des actes: https://admee2018.sciencesconf.org/data/pages/ADMEE_2018_Actes_du_colloque.pdf

jeudi 8 février 2018

Journée nationale belge de l'ADMEE Europe / 15 mars 2018

Comment impliquer réellement l’apprenant dans le processus d’évaluation?

La prochaine Journée nationale belge de l'ADMEE Europe s’intitule « Comment impliquer réellement l’apprenant dans le processus d’évaluation ? » et se déroulera à l’HEPHCondorcet de Mons le 15 mars 2018 de 9h à 15h30.
À cette occasion, Walther Tessaro (Université de Genève) donnera une conférence qui sera suivie par un travail en ateliers sur les outils de régulation des apprentissages.

Inscriptions (avant le 11 mars) : http://inasevent.fikket.com/event/journee-nationale-belge-de-l-admee-europe

La journée est gratuite pour les membres de l’ADMEE (inscription obligatoire)

Au plaisir de vous y rencontrer,

Natacha Duroisin, déléguée belge de l’ADMEE-Europe.



mercredi 3 mai 2017

Journée d’échanges de pratiques entre l’ Université de Mons et la Haute-Ecole Provinciale de Hainaut Condorcet


Natacha Duroisin (Université de Mons/Service Méthodologie et formation) et Véronique Mauroy (Haute-Ecole Provinciale de Hainaut Condorcet) organisent une « journée d’échanges de pratiques » le 5 mai 2017. L’objectif de cette manifestation est de renforcer les collaborations entre l’Université et la Haute-Ecole dans deux domaines : la didactique des disciplines d’éveil et des mathématiques et l’évaluation. Professionnels et futurs enseignants (au niveau master et bachelier) échangeront à partir de présentations orales qui lient ces deux domaines. 

jeudi 24 novembre 2016

Mise en ligne de l'intervention de M. Demeuse lors de l'inter-académique des REP+ (Paris - Créteil - Versailles)

La présentation de Marc Demeuse lors de l’interacadémique de Créteil, Paris, Versailles qui s'est déroulée le mardi 18 octobre 2016, au Lycée Pierre-Gilles de Gennes (Paris 13ème), dans le cadre d'une journée qui réunissait l’encadrement académique et départemental ainsi que les personnels des REP+ franciliens est à présent disponible en ligne. Cette rencontre était consacrée à la problématique de l’évaluation et à la mutualisation d’actions mises en œuvre dans ces réseaux. L'intervention était intitulée L'évaluation, un outil de régulation de l'action.

Lien vers la présentation: https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_1468001/inter-academique-rep-idf-l-evaluation-un-outil-de-regulation-de-l-action

dimanche 16 octobre 2016

Participation à l'Inter-académique des REP+ (Paris-Créteil-Versailles)

Marc Demeuse participera à l’interacadémique de Créteil, Paris, Versailles qui se déroulera le mardi 18 octobre 2016, au Lycée Pierre-Gilles de Gennes (Paris 13ème). La journée réunira l’encadrement académique et départemental ainsi que les personnels des REP+ franciliens. Cette rencontre sera consacrée à la problématique de l’évaluation et à la mutualisation d’actions mises en œuvre dans ces réseaux.Le titre de l'intervention sera L'évaluation, un outil de régulation de l'action.

mercredi 29 juin 2016

RTBf: Faut-il selon vous bannir les examens de passage (Contribution de Marc Demeuse à la question de Matin Première)

C’est la fin de l’année scolaire, les élèves reçoivent leurs résultats. Dans l’enseignement secondaire, certains devront présenter un examen de passage dans les matières où ils n’ont pas satisfait... la question de Matin Première de ce 29 juin, posée à Marc Demeuse, porte sur les examens de passage, organisés à l'issue des vacances, lors de la rentrée de septembre.

Pour consulter la page de l'émission et écouter l'interview: http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_matin-premiere/nos-rubriques/la-question-de-matin-premiere/article_la-question-de-matin-premiere-examens-de-passage?id=9340197&programId=60#newsCommentsPane

Pour les auditeurs attentifs, il est naturellement piquant de constater que cette interview a été précédée d'une publicité pour Cogito et suivie par une publicité pour Educadomo, deux entreprises privées de coaching scolaire... La question de Matin Première est donc bien une vraie question d'actualité!

vendredi 22 avril 2016

Nouvelle publication : La variabilité des pratiques d'enseignement : étude descriptive des variabilités intra-maître et inter-maîtres (D. Canzittu)


Canzittu, D. (2016). La variabilité des pratiques d'enseignement : étude descriptive des variabilités intra-maître et inter-maîtres. Education et Formation, n°304-02, 53-62.

Cet article présente une expérimentation ayant pour but d’appréhender et d’analyser les comportements des enseignants en situation d’enseignement-apprentissage. Celle-ci a permis de mettre à jour la variabilité inter-maîtres et intra-maître des enseignants dans des situations d’enseignement-apprentissage déterminée au préalable suivant le niveau taxonomique des objectifs poursuivis. Concrètement, la recherche a permis de décrire les comportements observables des enseignants et d’étudier les rapports que peuvent entretenir ces comportements entre eux, à partir des processus mis en œuvre lors des différentes activités de classe.

Télécharger le texte ici

lundi 11 janvier 2016

Sortie de e-JIREF (2015, Volume 1, N°3), la revue en ligne de l'ADMEE

Sortie du troisième numéro d’Evaluer, Journal international de recherche en éducation et formation (e-JIREF) en janvier 2016, à l’occasion du 28e colloque de l’ADMEE-Europe à Lisbonne. Dossier thématique « Evaluation des stages en enseignement : tensions dans la référentialisation »

Il s'agit de la revue en ligne de l'ADMEE. Les contributions sont accessibles gratuitement.
Le Volume 2 et ses trois numéros sont actuellement en préparation. Les articles originaux peuvent être soumis à l'adresse redacteur@e-jiref.education.

Prof. Marc Demeuse, rédacteur en chef de e-JIREF





vendredi 8 janvier 2016

Qu'est-ce qu'évaluer? Conférence en ligne de M. Demeuse (à l'Université de Bordeaux le 16 décembre 2015)

Qu’est-ce que l’évaluation ? Qu’est-ce qu’évaluer ?

Conférence (16/12/2015) en ligne sur le site ESPE/TV  (Université de Bordeaux) par Marc Demeuse dans le cadre des Boussoles de l'ESPE d'Aquitaine. La modération est assurée par Regis Malet (Professeur en Sciences de l'éducation).

De l'évaluation des copies à l'évaluation des systèmes éducatifs... cette conférence met en évidence les points communs qui existent entre les différents types d'opérations d'évaluation en éducation. Elle souligne les qualités que doivent présenter ces opérations pour mériter le titre d'évaluation.

La conférence peut être visionnée via le lien: http://insitufm.u-bordeaux4.fr/index.php/espetv-levaluation-en-education/
ou directement sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=3hahqqRS6RM  

vendredi 10 octobre 2014

Journée nationale de l'ADMEE-Europe

Journée d’étude : "Espace & Abstraction : Evaluer les compétences complexes de la maternelle à l’Université"

Date : 14 novembre 2014 de 9h00 à 15h30
Lieu : Université de Mons, Boulevard Dolez, 31, 7000 Mons - Salle Académique (1er étage)
Droits d'inscription : 15,00€ (gratuit pour les membres de l'ADMEE et les étudiants)

Pour plus d'informations, nous vous invitons à consulter la page web : http://www.umons.ac.be/inas/journeeadmee


vendredi 24 janvier 2014

Participation au 26ème Colloque de l'ADMEE Europe - Marrakech - 15-16-17 janvier 2014

Cultures et politiques de l'évaluation en éducation et en formation

Marie Beillet, Marie Bocquillon, Solange Brehaut, Marc Demeuse, Natacha Duroisin et Nathanaël Friant ont participé au 26ème Colloque de l'ADMEE Europe et ont présenté 7 communications.



Beillet M., Demeuse M., Collard E. (2014). Niveau linguistique des étudiants à l’entrée dans le supérieur : expérimentation d’une nouvelle épreuve de français universitaireMarrakech : XXVIème Colloque de l’ADMEE-Europe, Cultures et politiques de l’évaluation en éducation et en formation.

En France, les étudiants non-nationaux représentent 12,3% de la population étudiante dans l’enseignement supérieur (Lefebvre, 2013). En s’intéressant aux systèmes de recrutement des étudiants étrangers, on remarque des différences d’admission. En effet, il n’existe pas de texte régissant un niveau en langue commun exigé et l’organisation de la sélection se fait à la discrétion des universités elles-mêmes. De ces disparités de sélection résulte en partie une réussite moindre des étudiants allophones (40% de moins que les natifs). En outre, on sait que le français à l’université est spécifique (Mangiante et Parpette, 2011), que les tests évaluant un français général actuellement utilisés sont insuffisants pour assurer la validation d’un cursus (Almoossa, 2013), mais qu’un test de français est un bon prédicteur de réussite aux examens (Lindblom-Ylänne et al. 1996, cités par Romainville,1997).

Partant de ces constats, notre étude a consisté en la création d’une épreuve spécifique adaptée aux  étudiants qui s’inscrivent pour la première fois dans l’enseignement supérieur en France, en tenant compte de la spécificité du public : niveau en langue, filière et niveau d’étude hétérogènes. Ce test spécifique au milieu universitaire, et lié au Cadre Européen Commun de Références (notamment pour sa grille d’évaluation) se compose de contenus semi-authentiques liés aux réalités que les étudiants connaîtront. Sous le format d’une vidéo de 40 minutes, un thème donné, dont les étudiants doivent faire le résumé, est traité. Les productions écrites qui en découlent permettent d’évaluer la capacité de comprendre, s’approprier et restituer le contenu du sujet développé d’un étudiant, et  son aptitude à suivre un cours magistral à l’université.
Deux expérimentations ont été mises en place, auprès d’un groupe d’étudiants de première année de médecine belges francophone en situation d’étalement. Ces passations ont permis de fixer un seuil bas de résultats obtenus, et sont la première étape de la validation de l’outil, avant de pouvoir l’expérimenter auprès d’allophones. La communication présente les résultats de ces expérimentations.

Beillet M. (2014). Test de Français sur Objectif Universitaire : expérimentation auprès d’un public allophone. Marrakech : XXVIème Colloque de l’ADMEE-Europe, Cultures et politiques de l’évaluation en éducation et en formation.

Depuis les années 90, la France a connu une évolution continue du nombre de ses étudiants étrangers, accentuée à partir de 1999 (Coulon et Paivandi, 2004). Bien que représentant une part importante des étudiants dans l’enseignement supérieur français, les étudiants allophones réussissent moins aux examens que les étudiants nationaux. Ce taux de réussite moindre s’explique notamment par la maîtrise insuffisante de la langue. Les faiblesses des étudiants imputables à un manque de maîtrise de la compétence langagière affecteraient principalement la pensée conceptuelle, le lexique, l’appareil argumentatif et la compréhension des structures qui régissent la langue (Van Raemdonck, 2000). La question du niveau en langue nécessaire à la poursuite d’un cursus en France se pose alors, ainsi que de la spécificité des tests proposés, et préalables à la venue des étudiants. Ces tests évaluent un français général, alors que le français de l’université est de type spécifique. De plus, les situations d’enseignement et d’examen nécessitent, de la part des étudiants, la mobilisation de compétences langagières, stratégiques et méthodologiques spécifiques (Casanova et al., 2012). L’objectif de la recherche menée par l’Université de Mons en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de la région Paris Ile-de-France est le développement d’un test de niveau de langue française spécifique aux étudiants allophones s’inscrivant pour la première fois dans l’enseignement supérieur en France. Cette épreuve, déjà testée auprès d’étudiants natifs, a été expérimentée auprès d’un groupe d’allophones. Ces derniers, futurs ingénieurs, ont suivi une formation (linguistique notamment) au préalable de leur cursus, spécifique au monde universitaire auprès du PRES de Lille. La présente communication décrit l’expérimentation ainsi que les résultats obtenus par ces futurs étudiants. 


Bocquillon, M., Demeuse, M., Derobertmasure, A. (2014). Etude comparative des programmes de français des réseaux catholique et de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour le premier degré de l’enseignement secondaire. Marrakech : XXVIème Colloque de l’ADMEE-Europe, Cultures et politiques de l’évaluation en éducation et en formation.  

Le but de cette étude est de comparer, dans une même unité de temps et d’espace, deux programmes de français du premier degré de l’enseignement secondaire, à savoir celui du réseau libre confessionnel et celui du réseau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et donc d’analyser les différences d’interprétation des socles de compétences qu’ont réalisées ces deux réseaux. Cet article réplique l’étude de Mangez (2004), si ce n’est qu’il se base sur une version plus récente du programme de l’enseignement catholique (2005 au lieu de 2000). À l’instar de cet auteur, nous nous intéressons au caractère visible ou invisible (Bernstein, 2007) de chacun de ces programmes. Deux types d’analyses ont été effectués : une analyse de contenu des deux programmes à l’aide du logiciel Tropes, ainsi qu’une lecture approfondie de ces textes. Une analyse de contenu de deux versions successives du programme du réseau catholique (2000 et 2005) a également été réalisée.

Demeuse, M., Friant, N.; Malaise, S. (2014). Evaluer les politiques d’éducation prioritaire en Belgique francophone: Un exercice complexe mobilisant des approches variées. Présenté le 16 janvier 2014 au XXVIème colloque de l’ADMEE Europe: Cultures et politiques de l’évaluation en éducation et en formation, 15-17 janvier 2014, Marrakech.

Les politiques d’éducation prioritaire sont apparues, dans l’enseignement obligatoire belge francophone, à partir de 1989, en s’inspirant du modèle développé en France en 1981 et dont elles reprennent le nom (ZEP). Deux changements importants surviendront ensuite. En 1998, avec le décret instituant les discriminations positives, puis en 2009 avec un décret portant sur l’encadrement différencié dans l’enseignement obligatoire (Demeuse, Demierbe & Friant, 2010). Ces politiques adoptent principalement une approche compensatoire, ce qui n’est pas sans conséquence lorsqu’il s’agit d’en évaluer les effets. Elles trouvent leur source juridique et leur justification dans l’article 6 du décret « Missions » du 24 juillet 1997, établissant que l’enseignement a, notamment, pour mission « d’assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale ».

Les décrets de 1998 et de 2009 prévoient explicitement l’évaluation de ces politiques. Le second texte précise également que les projets déposés par les établissements pouvant bénéficier de moyens supplémentaires (PGAED) doivent prendre en compte les informations fournies par les évaluations internes et externes, des indicateurs objectifs et les évaluations, contrôles et rapports produits par le Service général d’Inspection.

Sur le papier, l’évaluation n’est donc pas oubliée. On verra dans cet article qu’il faut pourtant constater que, sur le terrain, l’évaluation est beaucoup moins présente que prévu.

Alors qu’il est assez difficile de procéder aux évaluations prescrites, les auteurs mettront en évidence la possibilité de mettre en place une évaluation de ces politiques en profitant des études et des recherches menées en marge. Ils présenteront ainsi quelques données collectées dans le cadre d’un rapport relatif à la possibilité d’établir un financement différencié dans l’enseignement supérieur qui est amené à recevoir les élèves de tous les établissements d’enseignement secondaire, y compris ceux qui bénéficient des mesures d’encadrement différencié. Cet exercice permettra de mesurer une partie de l’effort qui reste à faire pour assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale et des développements statistiques nécessaires, notamment en matière de suivi longitudinal.

Duroisin, N., Demeuse, M. (2014). Prise en considération des modèles développementaux dans les programmes d’études officiels de mathématiques en Belgique francophoneMarrakech : XXVIème Colloque de l’ADMEE-Europe, Cultures et politiques de l’évaluation en éducation et en formation.

La recherche menée a permis de mettre en relation les programmes d’études officiels de mathématiques avec deux modèles de développement globaux (se rapportant au développement psychologique et cognitif des apprenants, ex. Piaget & Davidov) et un des modèles de développement spécifiques (portant sur le développement de la pensée géométrique, Van Hiele). Cette communication avait pour but de présenter le degré d’intégration et de cohérence de ces modèles développementaux dans les programmes d’études, de mettre en évidence les incohérences remarquées et d’évoquer les répercussions que celles-ci ont sur le travail des enseignants et des élèves. 


Friant, N.; Demeuse, M. (2014). Des outils pour étudier le choix de l’école et en évaluer l’impact sur les ségrégations scolaires. Présenté le 17 janvier 2014 au XXVIème colloque de l’ADMEE Europe: Cultures et politiques de l’évaluation en éducation et en formation, 15-17 janvier 2014, Marrakech.

Les questions sur le choix de l’école et la formation de ségrégations scolaires sont primordiales dans un système éducatif tel que celui de la Belgique francophone, où les élèves et leurs parents sont libres de choisir l’école qui a leur préférence et où on observe d’importantes ségrégations, notamment socio-économiques, entre écoles. Répondre à des questions liant le choix de l’école et la formation de ségrégations implique de mettre en œuvre des méthodes innovantes. Cette communication a pour but d’illustrer l’application de deux de ces méthodes à ces questions de recherche : la simulation individu-centrée et l’analyse des réseaux sociaux. Après une introduction de la problématique, nous montrons comment l’utilisation de ces deux méthodologies innovantes permet de mieux comprendre les mécanismes de choix de l’école en Belgique francophone ainsi que la formation de ségrégations entre écoles. 
Koslowski, D., Artus, F., Derobertmasure, A., Demeuse, M. (2014). Evaluation des enseignements par les étudiants. Marrakech : XXVIème Colloque de l’ADMEE-Europe, Cultures et politiques de l’évaluation en éducation et en formation.


L’évaluation des enseignements n’a d’intérêt que (1) si elle est suivie d’une analyse réflexive (2) aboutissant à des mesures concrètes de développement individuel et collectif (3) dont l’objectif est d’améliorer la qualité de l’enseignement d’une institution. Bernard (2011, p.1) fait de ces trois processus indissociables le premier des six principes qu’elle propose à toute université désireuse «de s’engager dans une vision renouvelée de l’évaluation de l’enseignement». 

En 2011, l’Université de Mons a décidé d’institutionnaliser l’application des enquêtes pédagogiques auprès des étudiants. Les objectifs poursuivis par la mise en oeuvre de ces enquêtes se situent à différents niveaux d’interprétation dont celui qui permet, comme le démontrent déjà de nombreuses recherches, de fournir aux enseignants des informations nouvelles quant à la qualité perçue de leurs actes pédagogiques, s’inscrivant par-là dans un processus formatif (Younes 2007). Le cadre général de recherche dans lequel s’inscrit cette communication, est structuré en trois étapes. La première, dont fait état ce travail, se concentre sur les aspects formels et quantitatifs de la démarche, c’est-à-dire, sans qu’il n’y ait de prise en considération du contenu des commentaires formulés par les étudiants. Cette première approche permet de caractériser un ensemble d’éléments tels que les compétences discriminantes des étudiants en termes d’évaluation ou la perception des enseignants par les étudiants en fonction de leur avancée dans leur parcours. 

Parallèlement, un dispositif d’analyse qualitative est également mis en oeuvre. La finalité de ce développement est de parvenir à une lecture thématique des commentaires formulés par les étudiants. Cette analyse sera réalisée sur la base du modèle de la situation d’enseignement apprentissage décrite par Dehon et Derobertmasure (2012).  Finalement, la troisième étape de cette recherche vise, sur la base des résultats saillants de l’analyse thématique, à modéliser l’évaluation des étudiants et d’ainsi permettre une systématisation de l’analyse de leurs commentaires.  

jeudi 15 novembre 2012

Thèse de doctorat en ligne

La thèse de doctorat de Nathanaël Friant, soutenue publiquement le 14/11/2012, est maintenant disponible en ligne à l'adresse suivante: http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00752087 

Titre: Vers une école plus juste : Entre description, compréhension et gestion du système

Résumé
Peut-on dire que l'école est injuste? Peut-elle être plus juste ? Comment la perçoivent ses usagers ? Ces questions peuvent sembler simples. Elles sont d'une redoutable complexité. Cette thèse, s'appuyant sur plusieurs travaux de recherche auxquels l'auteur a collaboré, aborde ces questions sous l'angle de la description du système éducatif, de la compréhension de la manière dont les acteurs perçoivent le système et ses injustices, et de la gestion du système pour davantage de justice. La première partie de la thèse, après une revue de la littérature sur les théories de la justice et leur application à l'éducation, se centre sur la description des mécanismes à l'œuvre dans la création d'inégalités injustes, relevant en particulier de la ségrégation socio-économique entre établissements scolaires. La seconde partie tente de répondre à la question de savoir que mettre en œuvre pour rendre l'école plus juste, d'une part en passant en revue les politiques d'éducation prioritaires existantes et leur évaluation, et d'autre part en présentant la démarche prospective mise en œuvre dans plusieurs recherches tentant de déterminer " ce qui pourrait marcher ". Enfin, la troisième partie prend le point de vue des usagers de l'école en posant la question de savoir si les élèves se sentent traités de manière juste par le système éducatif.




Mots clés: justice – ségrégations – enseignement obligatoire – prospective – modélisation – simulation individus-centrée – financement – politiques éducatives – évaluation – sentiments de justice

Title: Towards a fairer school: between description, understanding and management of the system

Abstract
Can we say that school is unfair? How do its users see it? These questions may seem simple. They are extremely complex. Based upon several research works in which the author has collaborated, this PhD dissertation deals with these questions from several point s of view: description of the educational system; understanding of the way its users feel its injustices; and management of the system for more fairness. After a literature review of theories of justice and their application to education, the first part of this dissertation focuses on describing mechanisms fostering unjust inequalities concerning, in particular, socio-economic segregation between schools. The second part tries to answer the question of what should be done to make the school fairer. This is done on the one hand by reviewing existing priority education policies and their evaluation, on the other hand by presenting a prospective research approach aiming at answering the question of "what could work". The third part finally takes the users' point of view by asking if pupils feel fairly treated by the educational system.

Keywords: justice – segregation – compulsory schooling – prospective research – modelling – multi-agents simulation – school funding – education policy – evaluation – feelings of justice


mardi 31 juillet 2012

Nouvelle publication: Comparer les systèmes éducatifs européens - Une entreprise complexe mais indispensable

Vient de paraître:
Demeuse, M. (2012). Comparer les systèmes éducatifs européens. Une entreprise complexe mais indispensable. Diversité (Ville Ecole Intégration), 169 (juillet 2012), 39-44.

Argument:

L’école est, en même temps, considérée comme une source potentielle d’amélioration de la situation des plus démunis et comme un outil de reproduction des inégalités comme l'ont montré Bourdieu et Passeron dès les années 70. Elle bénéficie donc à la fois d’un a priori favorable, lorsqu’elle est pensée comme un des leviers du changement vers une société plus juste, et est analysée avec suspicion par la sociologie critique qui la perçoit comme une instance importante de fixation des rapports de classe et de domination. L’approche comparative permet de proposer une vision nuancée et qui dépasse la simple description d’une situation perçue comme spécifique et immuable.

lundi 30 avril 2012

Nouvelle publication


Casanova, D., Artus, F., Demeuse, M., Maréchal, M. (2012). Comment évaluer les compétences en français académique d’étudiants non francophones souhaitant poursuivre leures études en France ? Actes des 47e et 48e rencontres de l’ASDIFLE (Paris, France), 37-46.

Résumé
La part des étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur français est en constante augmentation depuis 1998. La plupart de ces étudiants suivant, en France, leurs enseignements en français, la maîtrise de la langue française est un facteur qui contribue inévitablement à leur réussite universitaire. C’est la raison pour laquelle un niveau minimal de compétence en langue française est en général exigé lors de l’accueil d’étudiants non francophones à l’université.

Cependant, la plupart des tests standardisés permettant d’évaluer le niveau de compétence en langue française des étudiants s’appuient sur des situations de communication de la vie quotidienne et sociale. Si de tels tests permettent d’estimer dans quelle mesure les compétences langagières d’un candidat sont favorables à son insertion sociale, on peut s’interroger sur leur capacité à rendre compte des compétences langagières spécifiques qui doivent être mobilisées dans l’exercice du métier d’étudiant. En effet, « le milieu académique (de l’université ou de l’enseignement supérieur) génère des discours très spécifiques, très typés,  et  en  même  temps  très  divers  (du  syllabus  aux  énoncés  d’examens  en  passant  par  l’ouvrage scientifique) » (GLORIEUX et al. 2006 : 101) et les situations d’enseignement et d’examen nécessitent, de la part des étudiants, la mobilisation de compétences langagières, stratégiques et méthodologiques spécifiques.

Cette complexité langagière concerne tout autant les étudiants francophones. Une expérimentation menée à Liège auprès d’étudiants francophones, dans le cadre de la sélection des étudiants en médecine, a permis de montrer que les résultats à trois épreuves mobilisant des compétences en langue française étaient corrélés aux résultats aux partiels de janvier des étudiants, et de constater que « plus les  sous-tests  sont  dégagés  du  caractère  scolaire  au  sens  strict,  plus  ils  intègrent  des  compétences dépassant les sous-systèmes de la langue, plus ils sont proches de la réussite académique. »  (GLORIEUX et al. 2006 : 105). Ces constats montrent que l’emploi régulier et efficace d’une langue dans les situations courantes de la vie quotidienne et sociale (il s’agit ici, en l’occurrence, de la langue maternelle des étudiants) n’est pas une garantie de la capacité de l’étudiant à traiter correctement les discours universitaires, qui mobilisent différemment les compétences stratégiques des étudiants.

Il semble donc opportun, lors de l’évaluation en langue française d’étudiants non francophones désireux de poursuivre leurs études en France, de les placer dans des situations qui nécessitent la mobilisation de compétences langagières et stratégiques semblables à celles qui peuvent être exigées à l’université pour s’assurer que leur capacité à communiquer en langue française ne sera pas un obstacle majeur à la poursuite de leurs études. C’est à cette fin que la Chambre de commerce et d’industrie de Paris a élaboré, en collaboration avec l’Institut des langues vivantes de l’Université de Liège et avec l’Université de Mons, une épreuve écrite académique, qui consiste en un résumé d’un texte scientifique (DEMEUSE et al. 2010).